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2014

L’USURE, VOLET 2.
Colloque L'usure, excès d’usages et bénéfices de l’art

Ce programme de recherche intitulé L'usure résulte d'un partenariat engagé entre l'Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles et l'Université Bordeaux Montaigne, mené par Amélie De Beauffort et Pierre Baumann.
Après un premier volet en décembre 2013 qui s'est tenu au Musée d'art contemporain CAPC de Bordeaux, le second volet poursuit ses investigations autour d'un colloque (L'usure, excès d'usages et bénéfices et l'art) et d'une exposition qui regroupe 16 artistes (La chaleur de l'usure). Il est accueilli par le Centre Culturel Flamand De Markten à Bruxelles. Il tentera par la parole et les actes artistiques de problématiser les enjeux de l'Usure à la croisée de sa double dimension sémantique, corrosive et économique, afin d'envisager comment l'usure tente de soutirer quelques bénéfices dans l'angle mort de la vision et de la raison de nos processus artistiques contemporains. Ce programme doit déboucher sur une publication à paraître en 2015.

Colloque L'usure, excès d’usages et bénéfices de l’art
Organisé par Amélie de Beauffort, artiste et enseignante dans l'atelier de dessin de l'Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles et Pierre Baumann, artiste, maître de conférences en arts plastiques, directeur de la section arts plastiques-design de l'Université Bordeaux Montaigne et membre du laboratoire CLARE/Artes EA4593.

A l'ère de la numérisation et de l'obsolescence, l'usure paraît être facteur dégradant et incarne une ambivalence caractéristique de notre culture contemporaine. Du côté de l'usage répété, elle évoque l'effacement, l'effritement, la perte et la disparition (du latin populaire usare dérivé de usus) ; du côté du droit, elle considère les bons et les mauvais profits par l'excès, la fructification abusive d'un revenu issu du prêt (du latin usura formé sur le dérivé du parfait de usus). Derrida souligne dans Marges, que « ces deux histoires du sens restent indissociables ». Quelle que soit l'origine sémantique, deux questions subsistent, celle d'un usage excessif et celle de son bénéfice (ou en miroir celle de la valeur de la dette). Qu'est-ce que l'art délivre par usure et qu'en reçoit l'artiste ?
Le premier volet du colloque s'est déroulé en décembre 2013 au musée d'art contemporain CAPC à Bordeaux. Il a ouvert les travaux autour de cinq axes : Origines et usages de l'usure, Histoire/mémoire/temps, Économie et langage, Expérience de la durée/corps de poussière et Dépense/excès/regard. Ce second volet poursuit cette entreprise et envisage les dimensions fructueuses de cette économie de la perte à partir de cinq nouvelles orientations : Erosion et inachèvement, Résistance et entropie, Image/vestige, Corps usé/danse et « Black out ». Elles aussi seront guidées par trois corrélats de l'usure : la mesure, la résistance et la persistance.
Philosophes, historiens, artistes, psychanalystes et écrivains livreront leurs analyses de ces enjeux.

Avec la participation de Jean Arnaud, Hélène Camarade, Thierry Davila, Peter De Graeve, Angel Enciso Bergé, Léa Gauthier, Pierre Katuszewski, Maurizio Lazzarato, Aram Mekhitarian, Michel Métayer, Philippe Roux, Willem Oorebeek, Fabien Vallos, Diane Watteau.
Table ronde avec les artistes de l'exposition.

Contact des organisateurs :
Amélie de Beauffort : troffuaeb@gmail.com
Pierre Baumann : pierre.baumann@u-bordeaux-montaigne.fr
Belgique : +32 476 43 98 79
France : +33 6 22 56 64 12


Date(s)
Du 06-11-2014 au 08-11-2014
Horaire
Les 6 et 7 novembre de 9h00 à 18h00
Le 8 novembre de 9h00 à 12h30
Accès
Centre culturel flamand De Markten
Oude Graanmarkt 5,
1000 Brussel
Tarifs
Entrée libre