PORTAIL DES ÉTUDIANTS

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Présentation

Professeur titulaire : Guy Massaux
Assistant : Jérémy Fournié


L’atelier d’art environnemental - art public se propose de réactualiser les enjeux de création; former des artistes dont la pratique fera émerger des enjeux de contenus en opposition aux enjeux «purement» formels. Il s’agit de produire des «outils», avec les moyens plastiques historiques (le dessin, la sculpture, la peinture, le collage, l’architecture, la photographie, le cinéma, la vidéo, la performance, l’installation, la création in situ etc.) par et avec les technologies actuelles (images de synthèse, sons électroacoustiques, vidéos numériques etc.). Ces pratiques diverses sont envisagées dans la perspective de leurs complémentarités, émancipées de leurs classifications historiques : il nous paraît illusoire d’exclure toutes les mises en place, pratiques et critiques, constituées au XXe siècle. Pour ce faire, un programme pédagogique portera sur l’application de la théorie et des différentes pratiques artistiques du XXe siècle (avec une relecture des avant-gardes historiques et de la création contemporaine). L’occasion nous sera donnée de redéfinir le rôle de l’art et de l’artiste dans l’espace public au travers des écoles d’avant-gardes historiques et la création contemporaine.

Notre approche n’est pas, uniquement, liée à la performance des nouveaux outils; il ne s’agit pas d’«instrumentaliser» la création en lui enlevant toute singularité, de l’empêcher de se défaire de l’outil et de la réduire à une pensée unique, en abolissant ses différences, mais d’en différer la portée, le sens.

La question d’une libération de l’outil se pose simultanément pour l’artiste et l’architecte comme en témoignent les écrits de Walter Benjamin : au lieu de séparer, de distendre spatialement le rapport de l’homme à son produit (la parcellisation du travail), et sans le ramener à proximité (une intimité) comme dans l’artisanat, le principe de «reproductibilité technique» permet une libération de l’outillage, «l’opérateur (et non plus le constructeur) pénètre profondément dans le tissu des faits…». La technique, l’industrie ne sont pas une nouvelle nature mais un appareillage qui permet une traversée au cours de laquelle il est lui-même pris en charge (l’outil), peu à peu, par la nécessité formelle : l’appareil est exposé, signalé.

L’atelier d’art environnemental - art public produit sa propre structure. Une structure dynamique et évolutive à l’intérieur de laquelle les propositions artistiques et pédagogiques des différents intervenants (étudiants, assistants, conférenciers, professeurs, artistes) modifient son arborescence. L’atelier d’art environnemental - art public tend à réaliser cette mission par la production et la création d’œuvres et par l’intégration d’objectifs pédagogiques destinés à la formation artistique et théorique des étudiants vers de la recherche pure, développée par un centre de documentation et la préoccupation d’un élargissement de l’horizon aux relations internationales : des échanges avec d’autres ateliers ayant les mêmes objectifs dans la prise en compte des initiatives et programmes européens, en matière d’éducation et de formation artistique soit par le renforcement de liens existants ou des associations dynamiques avec d’autres Ecoles, par le développement de travaux qui s’effectuent en relation aux pratiques artistiques liées aux nouveaux moyens de communication, de diffusion et qui s’attellent à structurer progressivement, un véritable réseau, un réseau porteur de sens, de formation à un regard critique sur la société et sur la présence de l’art dans l’espace public.

Aujourd’hui, nous tentons de réunir au sein d’un même atelier la présence d’un pinceau et d’une souris, la reproduction et l’original, la toile/châssis et l’écran d’ordinateur, la caméra vidéo numérique et la pellicule cinématographique, l’image numérique et la photographie, les objets tridimensionnels et la création d’espaces virtuels, le courrier électronique et le papier à lettre, le crayon et le stylet numérique, le réseau internet et la téléphonie, le clavier d’ordinateur et l’écriture manuscrite, le projecteur vidéo et l’écran de projection, la parole et le son électroacoustique, l’espace réel et virtuel, la présence réelle et la télédéportation. Ces «collages» produits et la coexistence dans un même lieu des différents outils ramènent, à une plate-forme commune les différences, sans la prédominance d’un outil sur un autre. Ces situations paradoxales produisent des télescopages et déplacent nos conceptions sur les compartimentages.
 
 
Académie royale des beaux-arts de Bruxelles
École supérieure des arts
144 rue du Midi
1000 Bruxelles
Belgique
T.: +32 (0)2 506 10 10
F.: +32 (0)2 506 10 28
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