À partir de textes, mais aussi de savoir-faire artisanaux et de formes symboliques, j’explore différentes manières d’incarner les mots : dans le son, la matière, l’image ou le geste.
Ces dernières années, mes poèmes ont pris la forme d’une édition en couques de Dinant réalisées avec la Pâtisserie Jacobs, destinées à être lues et mangées ; d’une partition graphique ou encore d’une pièce musicale.
Cette recherche autour de l’empreinte, du relief et de la matérialité du langage m’a progressivement menée vers le papier. Formée auprès d’artisans, notamment au Moulin Herisem en Belgique, je développe aujourd’hui un travail autour de la fabrication du papier et du filigrane.
Ce qui m’intéresse est moins le texte comme objet fini que ses transformations.
Des réflexions qui me poussent vers les limites du langage et un dépouillement poétique, où les mots se déplacent vers des secrets dans la fibre de coton, un personnage avec une langue de papier, une poupée animée, un air entêtant.