Née à Vevey, Laura Morier-Genoud développe une pratique installative pluridisciplinaire où l’écoute et le corps deviennent des outils d’attention. À travers le son, la photographie, la vidéo, la sculpture et l’écriture, elle explore des territoires en transformation et les relations entre humains, milieux vivants et matières. Son travail s’intéresse aux notions de mémoire, d’appartenance, de soin et d’interdépendance, en faisant dialoguer expériences intimes et transformations écologiques. Ses installations prennent la forme d’écosystèmes fragmentés, où différentes temporalités et récits coexistent. L’eau constitue un fil conducteur, à la fois physique, politique et sensible, reliant paysages, corps et mémoires. Dans Résurgence(s) (2025–2026), elle tisse ainsi une rivière imaginaire entre les Alpes et Bruxelles, mettant en résonance la disparition des glaciers, les transformations des cours d’eau et la greffe rénale de son père.