Pomme Ameziane, Lou-Anne
Migration, 2026, Espace Vanderborght - Bruxelles. Métal forgé et emaline, 6 x 1,5 m.
© Migration, 2026, Espace Vanderborght - Bruxelles. Métal forgé et emaline, 6 x 1,5 m.

Ce travail explore la figure de la cigogne comme fil conducteur entre histoire coloniale et identité hybride : d'un côté, son image a été instrumentalisée par la France comme outil de propagande coloniale en Algérie, de l'autre, elle est un oiseau sacré pour le peuple algérien. À travers cette tension, ces sculptures interrogent les politiques d'intégration françaises, la transmission des mémoires blessées, et la possibilité d'une identité dite « chimérique » - ni pleinement française, ni pleinement algérienne - pour les descendants de cette histoire. Née à Paris, de nationalités française et algérienne, Lou-Anne Pommé Ameziane vit et travaille à Bruxelles. Après un DNA « Art et espace » à la HEAR de Mulhouse, elle poursuit un master en sculpture à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Son processus de recherche, qu'elle nomme quête, prend source dans son héritage familial, au croisement d'une lignée kabyle (Algérie) et d'une lignée pied-noire et française. Sa pratique se module autour du glanage d'objets et de matières symboliques puisés dans les contes kabyles, où l'idée du passage et du seuil est omniprésente. Son travail a été présenté a la Kunsthaus Baselland, à la Kunsthalle de Mulhouse et à l'Espace Vanderborght à Bruxelles.