Oriol Vilanova (né en 1980 à Manresa, en Espagne) a étudié l’architecture à l’ETSALS-URL à Barcelone avant d’orienter sa pratique vers une démarche conceptuelle. Il vit et travaille à Bruxelles depuis une dizaine d’années. Il décrit son atelier comme étant le marché aux puces, un lieu essentiel dans sa pratique, où il collecte de nombreux objets culturels, notamment des cartes postales.
Son travail est axé sur la redécouverte et la recontextualisation de ces objets, qu’il intègre ensuite dans ses installations. Il propose ainsi une réflexion sur la manière dont les images, dans un monde dominé par le visuel, véhiculent des cultures et des valeurs. Oriol Vilanova s’intéresse également au fonctionnement des circuits d’exposition et à leur rôle dans les processus de validation et d’attribution de valeur — ou, au contraire, de dévalorisation.
Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles et collectives, notamment au MACBA de Barcelone et au M Leuven, ainsi que, plus récemment, à Bruxelles, à la Fondation Walter et Nicole Leblanc, et chez Kotaro Nukaga, à Tokyo. Cette année, Oriol Vilanova représente l’Espagne à la Biennale de Venise, avec une exposition intitulée Los restos (« Les restes »), qui tapisse les murs du pavillon espagnol de plusieurs milliers de cartes postales.
La présentation à l’ArBA s’intéressera tout particulièrement à l’attention qu’il porte à l’espace, à la fois physique et social, à l’économie de la pratique, ainsi qu’aux liens qui ont essaimé tout au long de son parcours.