Banner
atelier / modèle vivant

Dessin

“Comme si le dessein de l’oeuvre-de-l’art, c’était de montrer cela qu’on ne peut pas voir.”
Gérard Wajcman, L’objet du siècle

Présentation

Outil de recherche et de pensée, le dessin est avant tout une pratique. Formidablement exploratoire, il a depuis longtemps trouvé son autonomie. Polymorphe, il se montre conceptuel, diagrammatique, performatif, narratif, ou encore investit l’installation.

Nous nous intéressons au dessin comme langage, un langage qui se détermine au fur et à mesure de son émergence. Laissons-le construire son champ.

En proie à un inachèvement perpétuel, le dessin a gardé une trace de son rapport historique à l’esquisse en ceci qu’il tient plus à un début qu’à une fin. Il se pense et s’élabore inséparablement de son support. Le papier, lieu d’absorption, recueille les traces du ‘faire œuvre’. Espace d’ouverture de l’image, la feuille, loin d’être neutre, est extrêmement active. Elle a une épaisseur, elle boit, gondole, se détend, se froisse, se frotte, se déchire. Le papier est sensible, et sa fragilité semble en résonance avec celle qui habite le sujet créateur. Cela n’est pas sans effet sur le·la dessinateur·trice qui loin d’être le maître du jeu, établit une relation sensuelle avec le support. Il dessine avec, plutôt que sur la feuille de papier : indiscipline du papier et indiscipline du dessin.

Il s’agit d’engager une pratique personnelle, d’affuter les outils théoriques nécessaires à la déconstruction des discours communs, à l’analyse des pratiques de création contemporaine et à une compréhension du monde qui permettront de développer une pratique artistique, critique et discursive.

Programme

Bachelier – 180 crédits

Le temps de la pratique à l’atelier s’organise autour d’un double apprentissage à partir d’un travail d’observation et d’un travail d’imagination. Ce double apprentissage maintient un écart entre observation et imagination, et permet de nombreux aller-retours fructueux entre eux.

Le travail sur le motif est multiple, mais consiste principalement en la pratique quotidienne du dessin d’après modèle vivant. Certaines découvertes qui y apparaissent sont reprises et déplacées dans le travail d’imagination et vice-versa.

Le travail d’imagination s’appuie sur des questions de recherche précises et communes aux étudiant·e·s du premier cycle. Une année académique se trame autour de 5 ou 6 propositions de travail qui approfondissent un questionnement particulier. Chacune d’elles s’ouvre par une recherche graphique spécifique et par une table ronde où se discute la lecture d’extraits de textes issus de différents champs de l’art et de la pensée: philosophie, esthétique, littérature, poésie, écrits d’artistes... L’étudiant·e veille à développer sa capacité à parler de son travail avec un vocabulaire précis et adéquat et à concevoir des outils pour sa présentation (book, site, CV). 

Bac 1

L’étudiant·e démontre les résultats d’une initiation à la pratique du dessin. Au cours de sa première année, il·elle aborde des questions et des propositions plastiques en rapport avec les problématiques développées au cours de l’année au sein du cursus. L’étudiant·e développe une curiosité culturelle, artistique et conceptuelle. Il·elle est capable de dépasser ses aprioris et d’articuler un propos de manière claire à l'écrit et/ou à l’oral. 

Bac 2

L'étudiant·e, au terme de sa deuxième année, démontre le développement d’outils et de pensées liés à la pratique du dessin. Il·elle développe des questions et des propositions plastiques singulières en rapport avec les problématiques développées au cours de l’année au sein du cursus. Il·elle énonce également des premières articulations du sens et de la plasticité. 

Bac 3

L' étudiant·e, au terme de sa troisième année, démontre le développement d’un vocabulaire plastique sensible, complexe et singulier. Il·elle a acquis un sens critique et est capable d’analyser le sens et les enjeux engagés dans son travail. Il·elle est capable de mettre sa pratique en lien avec des pratiques artistiques contemporaines et d’initier de façon autonome une problématique de recherche et à élaborer les prémices d’une démarche personnelle. 

Masters – 120 crédits

L’étudiant·e dispose d’une grammaire plastique singulière et de la capacité d’interroger des formes complexes en dessin. Il a également entamé le développement d’une démarche personnelle.

Celle-ci s’enrichit de pratiques artistiques transversales, au gré d’un parcours propre à chacun·e.

A ce stade, l’étudiant·e fait preuve de plus d’autonomie tout en privilégiant les moments d’échanges: il·elle sera amené à confronter régulièrement ses recherches à des regards différents (enseignant·e·s, étudiant·e·s, invité·e·s extérieur·e·s).

L’objectif est de garder l’attention sur la dimension de recherche et de processus de travail tout en s’interrogeant sur sa monstration; et de problématiser les questions de l’exposabilité du travail, le rapport entre le moment de création et celui de son exposition, sa spatialisation, les rapports au lieu, et de la qualité de l’adresse d’une problématique. 

Master 1 et Master 2

L’étudiant·e, au terme de la première année de Master, a construit une problématique et un projet artistique spécifique qu’il·elle est capable d’inscrire de façon critique dans le contexte artistique, social, éthique et politique.

Nous attendons qu’au terme de sa formation l’étudiant·e soit autonome tant par rapport aux questions touchant à l’élaboration de son travail qu’à sa publication ou exposition.

Épreuve d'admission

Nous proposons aux candidat·e·s de travailler ensemble pour évaluer mutuellement l'adéquation entre leurs attentes et nos objectifs et méthodes.

  1. Les candidat·e·s auront l'occasion chaque matin de construire au fusain un grand dessin d'après le modèle vivant. Grâce aux indications des enseignant·e·s, ils·elles devraient remarquer une évolution de leur compréhension (nous pouvons leur fournir le papier).
  2. Nous proposons en outre aux candidat·e·s un sujet de réflexion pour une composition d'imagination ou "d'après le motif". Ils·elles produiront des projets et une réalisation, le tout avec les matériaux de leur choix.
  3. Une courte conversation devrait permettre aux candidat·e·s et enseignant·e·s de l'option de mieux se connaître mutuellement : antécédents et intérêts des candidat·e·s, culture générale, procédures d'enseignement de l'option et attentes des enseignant·e·s vis-à-vis du travail demandé aux étudiant·e·s, examen des travaux réalisés antérieurement. 
Équipe pédagogique & contact

Professeur titulaire : Amélie de Beauffort
Assistante : Hannah Meersseman
Chargé d'enseignement : Laurent David

Contact : a.debeauffort@arba-esa.be

Collaborations

Collaborations à venir 2020-2021

  • Miquel Mont, artiste invité (projet de Master)
  • Sarha Huby , artiste invitée (workshop B2/B3)
  • Sandra Plantiveau, artiste invitée, Workshop pratique de l’exposition M2
  • Workshop intersursus, Paysage, Master 1&2 (Care, Isac, Eur, Dessin)

Collaborations anciennes

  • Jean Arnaud, artiste invité, L’art et la dynamique du vivant, ws B1, B2, B3 20202
  • Institut royal des Sciences Naturelles de Belgique (workshop)2
  • Sandra Plantiveau, artiste invité, Workshop M2, pratique de l’exposition2
  • Laetitia Gendre, artiste invité, Workshop Tracer, capturer, filmer le dessin, (B2 et M1), 2019
  • Laetitia Gendre, exposition-restitution du Ws B2 - M1 : De A à B et au-delà, Maac 20202
  • Fried Patterns (exposition) Brussels Gallery Week-end, 20192
  • Drawing by numbers, exposition, Brussels Drawing Week, Arba-EsA, octobre 20192
  • Mélanie Berger, artiste invitée éditions 1/1 et ÉCART/TRACE, M1&M2 Greylight Projects2
  • Programme délicat, expo / jury Dessin et Arts Jurys Master 1 & 2 Arts Textiles, 2019, Lavallée2
  • R2D2, exposition M1 Dessin et Master Care, 20182
  • Pierre Baumann, artiste invité, Ave Robert, workshop 2019, B2&B32